Centre-ville infernal
Evoquer une descente ou une balade au centre-ville de Sidi Aïch soulève des angoisses. En effet, l’avenue du premier Novembre est devenue depuis quelques années un boulevard géré par l’anarchie pour en faire un véritable coupe-gorge. Les commerçants squattent les trottoirs en dehors de toute considération à la loi et sans prendre en compte que ce périmètre est réservé aux seuls piétons, ce qui pousse ces derniers à venir arpenter l’asphalte dans les deux sens d’où les dangers mortels qui les guettent. Alors que la législation est claire, nombre d’automobilistes continuent à mettre le pied sur l’accélérateur et la main au portable. De mémoires de Sidi Aïchois, d’innombrables accidents ont survenu sur cet axe, notamment le mercredi, jour de marché hebdomadaire, où les victimes s’en sortent in extremis, mais sans que cela ne fasse changer d’un iota le comportement de nos concitoyens. Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour réagir ? Il est vrai que désengorger le centre-ville n’est pas une sinécure, cependant, il est fort opportun que chacun des commerçants, piétons et conducteurs restent dans les limites de leur prérogatives : il y va de la vie de nous tous.
T. D.
Salle des fêtes new look !
Des toc assourdissants se font entendre ces derniers jours au sein de la salle des fêtes de la ville. Et pour cause ! Après un désert artistique qui perdure depuis des années, des travaux de rénovation et d’aménagement avancent en train d’avancer dans de bonnes conditions afin de redonner à la salle un nouveau looket surtout un cadre adéquat pour accueillir des conférences, des meetings et abriter des galas dont la région en est privée depuis des lustres. Si le budget alloué par l’APC pour ces travaux n’est pas divulgué, on nous a informé par ailleurs, qu’il fallait attendre le mois de mars pour que la salle rouvre ses portes au public. Dont, acte, avis aux cinéphiles !
T. B.
Mendicité : mode d’emploi
Un phénomène inquiétant prend de plus en plus de l’ampleur au centre-ville de Sidi Aïch. Ce sont les caractéristiques qui séparent un mendiant d’un autre ! Tôt le matin, ces demandeurs d’aumône se livrent des guéguerres aux forceps pour squatter le meilleur périmètre : devant la mosquée, les banques, aux portes du marché et autres superettes de choix. Si la pauvreté est un indéniable fléau qui rend le quotidien amer, des statistiques avisées constatent que la mendicité est un “emploi” qui rapporte un bon revenu. Un marchand de fruits et légumes affirme échanger chaque fin de journée, entre 3000 et 5000 dinars en billet contre l’équivalent de la même somme en monnaie à une habituée de la manche. la multiplicité de ces pratiques laisse les bienfaiteurs réticents, pour mettre la main à la poche, ce qui prive les vrais nécessiteux de pièces ô combien vitale et quand cela arrive, elle partent renflouer les comptes des amateurs de larcins. La mendicité est-elle en voie de professionnalisation ?
DDK/MB-VB 2009
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