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le 23/12/09 - 08:02 : M’chedallah : Ravins et ruisseaux en crue

Les dernières chutes de pluies de la semaine écoulée ajoutées aux importantes chutes de neige qui ont embelli les hauteurs du massif du Djurdjura ajoutant à sa légendaire beauté, ont réveillé tous les ravins et les ruisseaux du côté nord de la daïra de M’chedallah.

Avec le retour du beau temps avec des journées ensoleillées le processus de la fonte des neiges s’est immédiatement enclenché, libérant d’énormes quantités d’eau récoltées par les nombreux ravins et ruisseaux tels que Assif Assemadh qui est le plus important de la région car long de plusieurs dizaines de km. Il prend naissance de Tizi n’Koulal récoltant sur son passage tous les débits venant des rus à proximité des  villages “Mesdhourar, Illitène, Ath Oualbane” avant de rejoindre Assi Sahel qui se transforme à chaque hiver en fleuve.

Le deuxième ruisseau entré en crue est Assif Wakour rejoint à mi-chemin par Assif Levaal lesquels descendent tous les deux du sommet de Tamgout du côté-est dont le point de chute est toujours Assif Sahel dénommé localement “Assif Amokrane” baptisé ensuite à partir de Tazmalt Assif Soummam.

Ce sont des milliers de mètres cubes d’eau qui coulent sans interruption et continueront à couler  pendant plusieurs mois.

Durant tout  l’hiver et une bonne partie du printemps et dont le point de chute final est la mer, entre la ville de Vgayet et Tichy.

Si au niveau de Assif Sahel, ces importants cours d’eau se mélangent à ceux des eaux usées, sachant que ce fleuve est transformé avec le temps en collecteur géant des centaines de m3 de rejets d’assainissement en aval de chaque ruisseau par contre l’eau est limpide et claire comme... de l’eau de roche. Malgré sa qualité et ses importants débits l’eau qui s’accumule dans ces ravins et perdre inutilement dans la mer sans servir  à rien ni à personne, alors que des centaines de milliers de terres fertiles et de haute qualité sont abandonnées à cause de l’absence de moyens d’irrigation. Dans plusieurs endroits le long du trajet de ces importants ruisseaux existent des cuvettes naturelles qui sont d’authentiques retenues collinaires admirablement façonnées par dame nature auxquelles ne manquent que de simples digues au niveau de la partie inférieure pour emmagasiner des milliards de mètres cubes d’eau et potable de surcroît. Chacun de ces ravins peut produire le double d’une usine de dessalement d’eau de mer. De plus le coût d’une seule de ces usines aurait suffi pour la réalisation de plusieurs retenues collinaires dont la qualité de l’eau serait mille fois meilleure que celle de l’eau de mer dessalée. A signaler qu’en plus de l’eau provenant des pluies de la fonte des neiges, ces ruisseaux sont chacun alimentés par des centaines de sources naturelles qui ne tarissent jamais hiver comme été. Toute la Kabylie est sillonnée par ce genre de ruisseaux qui se comptent par dizaines dans chaque wilaya. Eu égard à la valeur prise par l’eau potable à aujourd'hui, elle peut constituer une première richesse en Kabylie qui serait à l’origine d’un boom économique sans passer par de grands investissements, la mise en valeur de ces richesses hydriques par la construction de digues permettra d’exploiter ces énormes quantités d’eau potable sans frais, il suffirait d’une volonté politique. Que les plus sceptiques de nos décideurs viennent faire une tournée dans cette région pour se rendre compte de visu de l’énorme potentiel hydrique inexploité et superbement ignoré.

 

 

 

 

DDK/MB-VB 2009

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Dernière mise à jour de cette page le 22/12/2009